Contributions de François PROVENZANO

  • C’est un exercice périlleux que de chercher à dire encore « quelque chose d’intelligent » sur Hold-up, après la somme de « discours critiques » produits depuis la sortie de ce film. Si mon propos assumera la fonction d’une « déconstruction », il s’agira moins d’une déconstruction de la mécanique du film à partir d’une position extérieure immunisée, que d’une déconstruction de cette position extérieure immunisée, au profit d’une autre posture de commentaire.

  • Exposé du projet de recherche soumis en octobre 2019 pour financement à l’instrument FSR-2019 de l’ULiège

    Exposé du projet de recherche soumis en octobre 2019 pour financement à l’instrument FSR-2019 de l’ULiège. Ce projet de recherche ambitionne (1) d’identifier précisément les fondements théoriques et critiques de l’éducation aux médias afin de (2) envisager son paradigme central à nouveaux frais. Le projet GENEAM n’a donc pas pour objectif premier de fournir de nouvelles méthodes ou boîtes à outils, qui devront être développées dans un second temps avec le concours de psychologues et de pédagogues. Il doit plutôt être compris comme la première phase d’une entreprise plus large de redéfinition fondamentale des missions et des méthodes de l’éducation aux médias, dont ce projet ambitionne de retracer d’abord un des périmètres théoriques.

  • Compte rendu de : Audrey ALVES et Marieke STEIN (dir.), Les Mooks. Espace de renouveau du journalisme littéraire, Paris, L’Harmattan, 2017, 335 pages. Texte originellement publié dans : Le Temps des médias, 2018/2, 31, p. 279-282.

    Depuis une bonne dizaine d’années, les mooks font le pari d’un slow journalism fortement subjectivé, d’un important travail d’élaboration matérielle du support, et d’une distribution en librairie. Le présent collectif, issu d’un colloque tenu en 2014, entend apporter une première contribution à la compréhension de ce qui constitue, non plus une simple mode éphémère, mais plutôt le signe d’une mutation profonde des formes journalistiques.

  • Le cas du faux-JT de la RTBF

    Parmi les objets télévisuels qui questionnent le partage entre la réalité et la fiction, le faux journal télévisé diffusé par la chaîne belge RTBF le 13 décembre 2006 fait indubitablement figure de beau cas. Ce texte se propose d’analyser les rouages de ce qui fut perçu par beaucoup comme un honteux mensonge télévisuel, et qui pourtant a suscité une onde de choc émotionnelle telle qu’elle a pu révéler du même coup une vérité politique assez puissante. Cette vérité touche au rapport imaginaire d’une partie des Belges à leur pays, mais aussi à leur petit écran.